À quatre-vingt-dix ans, l’écrivain Mikhaïl Naïma regarde le siècle qu’il a traversé et éclaire notre présent.
En 1978, le cinéaste Maroun Bagdadi rencontre Mikhaïl Naïma, écrivain et poète libanais, membre de la Pen League, première société littéraire d’expression arabe en Amérique, fondée à New York. Face à la caméra, l’écrivain revient sur son parcours, son enfance à Baskinta, les montagnes du Liban, l’exil et les rencontres qui ont façonné sa pensée. Au fil de cette conversation surgit aussi la figure de Khalil Gibran, ami et compagnon de route dont les œuvres et les peintures accompagnent le film. Mais c’est peut-être dans les gestes les plus simples — une évocation familiale, un échange avec sa petite-fille — que se révèle la force d’une transmission qui traverse les générations.