La cinéaste américaine Marie Valentine Regan signe un film tout en complicité sur la poétesse et peintre libanaise Etel Adnan, disparue en 2021. Loin d’un hommage figé, le film capte la vitalité d’une artiste de 96 ans et ses derniers instants de création avec intensité. Tendresse et humour se mêlent aux réflexions lumineuses d’Etel sur l’amour, le désir, le temps et la mort. La caméra suit son quotidien — un appartement baigné de lumière, une fête d’anniversaire en petit comité, les montagnes qui hantent son imaginaire — pour composer un portrait vibrant, empreint de sororité. On y découvre un regard, un monde magnifié par la poésie, une ode à la joie, à l’affirmation de soi, à la résistance par l’art.